mai 27, 2004

La grande paix naturelle

Sogyal Rinpoché

En occident, nous n'avons pas le temps parce que nous le perdons.

Sogyal Rinpoché

mai 25, 2004

Inviter la grâce

Placide Gaboury

mai 14, 2004

Vivre à la lumière de la mort, de la vieillesse et de la maladie

L' AUTEUR
Larry Rosenberg, universitaire américain, est né en 1932 à New York. Issu d’une famille juive d’origine russe et élevé par un père marxiste et athée, il s’est tourné vers le bouddhisme et a créé le Cambridge Insight Meditation Center (Massachusetts).


Résumé du livre
Si nous sommes tous, sans exception, concernés par le vieillissement, la maladie et la mort, rares sont ceux qui, en Occident, aiment à y réfléchir et font à ce sujet de méditation une place dans leur existence. A cet égard, notre civilisation se montre particulièrement fautive. Elle place la jeunesse et l’apparence sur un piédestal, nous invite à reléguer les malades dans les hôpitaux, les vieillards dans les maisons de retraite, pour mieux nous consacrer à l’acquisition de biens matériels, de connaissances, de relations, d’amis qui ne servent qu’à façonner en nous la perception de notre « moi ».
Or le bouddhisme, qui a toujours considéré comme suprême la méditation sur l’aspect périssable de la vie, ne cesse de le rappeler : s’attacher aux biens de ce monde, comme à l’idée que nous nous faisons de notre « moi », est source de souffrance. A l’inverse, mourir dès à présent à nos attachements pour ne pas avoir à le faire plus tard nous aidera à moins redouter la mort lorsqu’elle se présentera. Davantage encore, cette conscience de la fin peut nous apporter la sérénité tout en nous rendant la vie plus précieuse, plus riche — d’où le titre du livre.
 Très accessible et fondé sur des exercices pratiques, cet ouvrage, qui propose divers sujets de méditation inspirés des rencontres de Bouddha avec un vieillard, un malade, un mort et un moine, s’adresse avec tolérance à un large public.

" C'est en apprenant l'art de vivre - comment maîtriser l'instant présent - que nous découvrirons l'art de mourir. "
S.N. Goenka

Page 26
Dans ces pays (Thaïlande, Sri Lanka, Birmanie), le Maranasati - éveil de la conscience de la mort - est une pratique courante et hautement respectée.

Page 29
La pratique du bouddhisme vise à nous libérer, à nous rendre plus conscients, à nous élever à l'ultime stade du nirvana. La mort disparaît alors car nous l'avons totalement intégrée. Nos souffrances sont dues à l'attachement que nous portons à tout ce que nous devons finalement abandonner à notre mort.

Page 30
Bouddha propose cinq thèmes de méditation et recommande d'y recourir fréquemment :

  1. Je suis soumis au vieillissement. Le vieillissement est inévitable.
  2. Je suis soumis à la maladie. La maladie est inévitable.
  3. Je suis soumis à la mort. La mort est inévitable.
  4. Je deviens autre si je prends des distances vis-à-vis de ce qui m'est cher et me séduit.
  5. Je suis le maître de mes actes, l'héritier de mes actes, je suis né de mes actes, je vis sous la dépendances de mes actes. Quoi que je fasse, en bien ou en mal, j'en porte l'héritage.

Page 31
Dans les pays asiatiques où le bouddhisme est implanté depuis des siècles, la méditation sur la mort est une ancienne et vénérable tradition pratiquée par de très nombreuses personnes.

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Admettre que nous ne sommes pas éternels peut devenir un facteur d'éveil extrêment motivant. En pali, ce phénomène est appelé samvega, ou " urgent besoin de méditer ", provenant d'une prise de conscience que la vie est périssable.

Page 37
Le premier messager.
Je suis sujet au vieillissement. Le vieillisement est inévitable.

Page 43
Evoquant les divers phénomènes qui peuvent naître dans notre corps et notre esprit, Bouddha utilise le mot pali vedana, traduit généralement par " sensations ".

Page 49
Un juste équilibre
On peut aborder le problème du vieillissement par une autre voie, plus indirecte, notamment par une méditation sur les laideurs de notre corps - que l'on appelle asubha.
Le but n'est de nous dégoûter de notre corps mais de faire contrepoids à un attachement excessif à son égard.

Page 51
Il convient d'adopter une voie médiane : ne pas vénérer le corps, ne pas non plus l'ignorer.

Page 67
Le deuxième messager.
Je suis sujet à la maladie. La maladie est inévitable.

Page 89
L'essentiel est de réaliser que la douleur fait partie intégrante de la vie. Nous consacrons beaucoup d'énergie à fuir, ce qui est une entreprise vaine car elle nous rattrape toujours d'une manière ou d'une autre.